Dossier : Au rendez-vous des vivant·es (2025)
Texte de Paul Bossé. Œuvre numérique de Raph Dely.
Mutants
Par Paul Bossé
Deux décennies plus tard, ouvrir un livre et découvrir cette dédicace :
‘merci d’être là
cher ami, cher complice’
Gérald Leblanc, 29 janvier 2004
Ça te rembobine le cerveau back à la soirée même, au lancement de Géomancie,
bar sous-terrain le Caveau, genre de bunker niché sous la boom-boom party life à
la surface. Il y a des cinéastes, des musiciens, des poètes, des plasticiens, des
ami(e)s, des connaissances et des billes de billard qui se donnent des claques.
Géomancie, compilation des trois premiers titres publiés par le poète de Moncton
avant que je le connaisse, dont ‘Comme un otage du quotidien’, recueil paru alors
que le pas si jeune Gérald avait 35 ans. Le voici sur l’estrade, 23 ans plus tard,
lisant ‘mouvance’, poème-fleuve de Lieux transitoires, son comparse Denis Surette
l’accompagne habilement à la guitare.
Fluide, le cerveau poursuit son rembobinage, s’arrête à New York City, 1989,
quinze ans avant le lancement. Fin de semestre voyage avec les étudiants en arts
visuels de l’Université de Moncton, me voilà à NYC en compagnie d’une chouette
fille du lac Saint-Jean. Young love, ça fait pomper le cœur vite, alors nous voilà,
elle
et moi, j’te jure comme dans un film 35mm, en plein Lower East Side à St. Marks
Place, du trafic pédestre et véhiculaire, en veux-tu en v’la. Grosse chicane avec
gestuelles prononcées, pour de quoi de pas ben important, la fille en art
dramatique
et le mec en cinéma. Ce qui produit une bonne séquence muette pour le scribe
assis derrière la vitrine du café au coin,
un gars qui vit sa vie en vers. Son recueil
badass L’extrême frontière venait de sortir l’an précédent.
Deux jours après, je le croise à nouveau par hasard dans le Diamond District,
au Gotham Book Mart. Normal qu’il s’adonne à la chasse aux livres dans cette
ville
écrivaine. Après maintes hésitations, j’ose l’approcher et lui adresser la
parole sous
forme de question :
– Alors toi t’es un mutant aussi, hein?
L’année suivante, en quatre-vingt dix, un 24 mars, je le revois su’ l’stage au
troisième étage d’Aberdeen, la mégablast de poésie baptisée Nuit de Ventôse.
Guy Arsenault, Raymond Guy LeBlanc, Rose Desprès, Herménégilde Chiasson,
Dyane Léger, Léonard Forest, Roméo Savoie, Rino Morin Rossignol, Ulysse
Landry, France Daigle, Daniel Dugas, Martin Pitre, Judith Hamel,
Jean-Philippe Raîche, Marc Arseneau.
Et le clou du spectacle, l’incandescent Gérald Leblanc:
«j’aboutis à l’écriture
par romantisme ou par besoin
avec lyrisme ou avec rage »
Peu longtemps après, je suis allé chez lui pour la première fois avec mon ami
cinéaste Chris LeBlanc. C’était à son apparte, 110 rue Weldon, un quadruplex
plein
d’Acadiens impliqués dans le domaine culturel.
T’arrivais là, fallait t’empruntes beaucoup de marches pour aboutir, haletant,
dans une simili-mansarde monctonienne bourrée de livres, de disques vinyles, de
cassettes vidéos, de manuscrits, de magazines, du Village Voice, etc.
Le gars qui vivait icite était vorace.
Tu t’asseyais à la table/bureau et tu remarquais tout de suite, sur le mur d’à côté,
une photo de Joni Mitchell, une carte de métro de NYC; son poème
‘portrait d’une pièce à 1h25 du matin’ servirait de parfaite didascalie pour la pièce
de théâtre de la vie rouge à Gérald Leblanc.
Tu contemplais la fabuleuse bibliothèque qui allait on and on, mais de façon
organique, dans chaque pièce des livres, rangés et free range, les rayons et les
piles organisés selon une logique pas toujours apparente, mais peu importe.
Allen Ginsberg, Gregory Corso, Diane di Prima, Kerouac le Canuck, Ferlinghetti.
Et aussi Amiri Baraka et James Baldwin et Ralph Ellison. Pis là on parle juste de un
seul pays. La France, très bien représentée : Cocteau, Genet, Duras, Louis-
Ferdinand Céline et son dément voyage au bout de la nuit. Le Québec à l’honneur
aussi : Marie-Claire Blais, Denis Vanier, Nicole Brossard, Claude Beausoleil,
Lucien Francœur.
Mais le premier livre qu’il m’a ever donné, c’était Géographie de la nuit rouge,
son deuxième recueil paru en 1984, l’année supersized, téméraire couverture
rouge quadrillée avec une explosion de noir au nord qui débute avec les killer vers :
« j’étais waiter dans un abri nucléaire’
en stand-by pour une autre planète »
Ça, ça me parlait! Moi aussi, je voulais faire les plats avec Nina Hagen,
imprimer des menus avec Andy Warhol et shiner le chandelier avec Philip Glass.
Le poème se termine avec le rêve éveillé :
« nostalgie d’un passé où j’avais compris que toutes mes mémoires
se ranimeraient dans le refoule éternel du Petitcodiac. »
Qui mène directement à notre prochaine collaboration, été 1991, quand
Gérald a généreusement accepté de jouer le homeless scientifique sans nom
dans Le pontife de Gunningsville, un court-métrage poétique avec des miroirs qui
se font éviscérer. Sous l’ancien pont en métal Gunningsville, conçu pour des
carrosses et reliant, étroitement, Moncton et Riverview, Chris LeBlanc et moi
avons
set dressé un décor dans la vase, comprenant un petit lean-to, une chaise de
plage, un jeu d’échec et plus d’une dizaine de severed rétroviseurs extérieurs de
voiture suspendus sous le pont. Gérald en cuissardes jaunes se prête au jeu,
c’est great! Golden jour sous le pont Gunningsville à tourner un court-métrage qui
va inspirer à Gérald les vers :
« sous un ciel opalin
nous voilà au cinéma »
Le wrap party a bien sûr eut lieu chez lui, dans les confins de sa glorieuse
bibliothèque. Sortir une bière du fridge, toujours Moosehead, pas grave rouge ou
verte. Gérald, à l’insu des non-initiés était vraiment Gerry, artiste Motown,
dans une ville où les Four Tops vivent sur la Saint-George pis les Supremes
vendent des pills au Ford’s Pharmacy. Trinquons au cinéma nouvelle vase!
L’automne à Montréal, avec les cassettes, fallait je trouve une place où faire le
montage. Sur la rue Ontario se trouvait Électroto, un magasin sketchy
d’électroniques qui vendaient des items audio/vidéo, tout comme des appareils
électroménagers et, détail crucial, possédait quelques suites de montage S-VHS
à l’arrière. OK then, Chris et moi on s’installe. Regarder Gérald avancer et reculer.
Le pauser. Sélectionner le premier plan, sa ville en arrière-plan, le Pontife dans sa
chaise de plage, ses doigts mud-caked, lit A Tale of Two Cities de Charles
Dickens.
Pendant les années nonantes qui suivent, j’allais voir Gérald à intervalles réguliers.
Toujours le même décor, avec variations mineures, sauf que sa t-shirt changeait à
chaque visite : une fois c’était Idée du Nord, ensuite Zéro degré Celsius, et la fois
d’après le 15 aout des fous. Smoke dans les babines, le bibliothécaire de la
rue Weldon était up to date en littérature, en musique, en arts visuels, en politique
et, bien sûr, en gossip. Ça aidait aussi qu’il avait une mémoire bien musclée, te
faisait vivre ses souvenirs, rencontres, ses situations.
Beaucoup des chapitres qu’il me narrait se situaient à New York, lieu de son
pèlerinage quasi-annuel
où il pleine dent croquait la pomme du jardin d’Éden.
Il restait à l’appartement d’un ami polonais, sa voisine Rita écoutait du Nina
Simone
et il allait au Strand remplir un sac d’épicerie de livres qui allaient ensuite, à son
retour à Moncton, se faire absorber par les rayons de sa bibliothèque rue Weldon.
Toujours un moment agréable lorsqu’il te paradait ses nouvelles acquisitions, une
range étonnante d’écrivains comme un auteur français nommé Michel
Houellebecq
qui venait de publier son premier roman‘Extension du domaine de la lutte’ ou un
titre du romancier de science-fiction féministe afro-américain Samuel Delaney, et
ainsi de suite, des dizaines d’autres découvertes.
Confrérie du livre, du disque et de la culture humaine, en allant voir Gérald, je me
branchais à L’Acadie, l’Acadie?!?, je channel surfais 1755, j’apprenais qu’isse qui
faisait quoi en Acadie. Les horizons de ma ville, de ma province, même de ma
planète s’élargissaient. J’arrêtais pas de prendre des notes mentales.
Round Midnight à se lire des extraits littéraires et à digger durement la
musique.
Gérald avait soumis à la revue éloizes le monologue j’avais écris pour lui dans
Le pontife de Gunningsville, et ce fut ma première publication. Par après, il m’avait
incité à lui remettre un premier manuscrit, m’assurant que j’étais prêt à passer à
l’acte, d’assumer mon rôle de poète.
Hiver 1995, j’invite Gérald chez moi rue Dominion, une maison victorienne bleue
avec une white picket fence. Chris LeBlanc et moi l’avions casté pour faire la voix-
off d’un chat ébouriffé dans Épisode 5 de notre télésérie anthologique C.H.É.P.A.,
une production no-budget pour le câble communautaire. Le vrai chat qui figure à
l’écran, j’oublie si c’était Ding ou Dong, mais c’était un des chats à Herm, pis
Gérald l’avait déjà souvent catsitté. Dans la chambre au tapis blanc où j’avais un
Portastudio quatre piste et un VHS, je l’installe derrière un micro et lui fais jouer le
plan d’une main humaine qui ouvre un frigo, sous le regard du chat ébouriffé qui
commente :
CHAT (voix-off Gérald):
« Hey, cossé, n’a-ti, n’a ti pas?
You know like, arrête de me teaser, man,
mess pas avec ma tête! »
Il était tellement game, le Gérald. I’allait dans une warehouse su’ la Robinson
faire du spoken word avec le groupe alterno Idée du Nord. Il faisait la une de
Vallium, le magazine culturel de l’artiste Mario Doucette. On y voyait le poète dans
sa cuisine de la rue Weldon, nu sur une skateboard! Dans son interview, j’adore sa
réponse à la question à savoir s’il parlait à ses plantes :
– J’ai un cactus que j’ai baptisé Miles en hommage à Miles Davis
et je lui dis souvent : « Hi Miles! »
Oui, Miles Davis, jazzman extraordinaire qu’est vite devenu le prétexte à toutes
nos
rencontres subséquentes pâté chinois, bière Moosehead et un p’tit joint aux
environs de minuit.
« ô musique de Miles
de mes nuits de Miles
de mon amour de Miles
Petite parenthèse des années quatre-vingt-dix, époque des clubs de musique par
poste, genre Columbia House avec un hameçon irrésistible : onze cédés pour une
cent. J’étais abonné à un club, BMG je pense, qui offrait les Complete Prestige
Records de Miles Davis, 1951-1956, 16 albums sur 8 disques compacts! Son stuff
avec Monk et Sonny Rollins et John Lewis et Milt Jackson ainsi que quatre
disques du premier des deux légendaires Miles Davis Quintet, avec un jeune saxo
ténor du nom de John Coltrane. Gérald était ben excité par mon nouvel artéfact
milesien, avec son ghetto blaster, il allait toutes copier les huit disques compacts
sur des cassettes vierges.
Comme moi, Gérald se trouve au Colisée de Moncton le 5 avril 1997, jour où
Allen Ginsberg est mort. Avant de venir au concert, il avait écrit une dernière lettre
au poète disparu qu’il avait rencontré à plusieurs reprises, ‘mantra de la mémoire
pour Allan Ginsberg’ :
« j’écris que le jour de ton départ
ton fils spirituel Bob Dylan vient chanter à Moncton »
Celui qui s’appelait autrefois Robert Zimmerman est sur l’estrade avec sa band,
nous annonce qu’il dédie la prochaine pièce, ‘Desolation Row’, à son ami Allen
Ginsberg qu’il honore d’une version solo acoustique de cette pièce épique:
« Everybody is making love
Or else expecting rain »
Un soir en particulier me stick dans la mémoire, celui où Gérald et moi avions écris
des cadavres exquis ensemble, exercice collaboratif mais aussi, inévitablement,
un face à face d’écrivains, la recrue contre l’étoile. Fallait je lui tienne tête! On se
passait la feuille, on improvisait un vers et on pliait le papier en ayant soin
d’inscrire
le dernier mot de son vers sur l’endos. Gérald avait déplié la feuille et après avoir
lu
ce que j’avais écrit, il a dit :
– Voilà le titre de ton premier recueil : ‘Un cendrier plein d’ancêtres’.
En 2001, quand l’idée m’est venue de faire un documentaire sur le Kacho,
bar étudiant et hotspot culturel acadien extraordinaire qu’était disparu depuis
maintenant cinq ans, la première personne j’ai téléphoné, c’était Gérald, parce lui
i’avait fréquenté le lieu pendant un quart de siècle. Il m’avait assuré qu’il s’agissait
là d’un riche sujet cinématographique. Par la suite, au tournage, j’ai apprécié le
voir
écrire des vers sur les poteaux noirs du Kacho :
« nous sommes revenus icipour un autre soir de magie
nous les magiciens de l’immédiat
dans l’œil de l’ouragan »
Après la sortie du film, il y a un eu spectacle à Montréal : Gérald Leblanc,
les Païens, Marie-Jo Thério, Joseph Edgar. Le show du Kacho, au Spectrum!
Dans les coulisses de cette salle de spectacle légendaire, je vois la silhouette de
Gérald découpée par les lumières alors qu’il embarque su’ les mêmes planches
que Miles Davis a foulées une quinzaine d’années plus tôt, son aura encore visible
pour ceux qui la cherchent.
Le 30 mai 2005, je vais au Spin-It Records, un magasin de location de films plus
cinémathèque que commerce. Je demeure friand des films qui font
partie de la collection Criterion qui célèbre le patrimoine mondial du cinéma.
Je choisis un nouvel ajout à la collection, La commare secca (The
Grim Reaper), 1962, premier long-métrage de Bernardo Bertolucci, d’après un
texte
de Pasolini. Ce n’est que plus tard en fin d’après-midi que j’apprends que Gérald
avait changé d’univers. Le lendemain, je ramène le film, mauvais augure,
au Spin-It sans l’avoir regardé.
Gérald, c’était la fine pointe du triangle isocèle comté de Kent,
le trio d’immortels de Bouctouche : K.C. Irving, Antonine Maillet et Gérald Leblanc.
Depuis qu’il n’est pu là, le monde s’est introverti et les crises déjà présentes de
son
vivant se sont intensifiées. Ô comme il howlerait, le Gérald, de voir l’étrange
politique d’astheure, le fascisme qui se couvre même pu la face en publique.
Je l’entends très bien dans ma tête haranguer les crapules autoritaires qu’ont rien
de mieux à faire avec leur temps que de bannir des livres.
Au fil des années, j’écoute, sans Gérald mais avec ses oreilles, toutes les
nouvelles
sorties de concerts inédits de Miles Davis. Comme moi, il serait outré du ‘Bye Bye
Blackbird’ live à l’Olympia 1960, lorsque la foule parisienne hue John Coltrane
pendant son solo, au moment précis quasiment dans sa carrière où il virait free!
J’accumule une playlist de chansons, et surtout de disques, que j’apporterai chez
Gérald, lors de notre prochaine rencontre dans la bibliothèque du 110 rue Weldon.
Gérald et moi, la presque totalité de la musique qu’on écoutait, elle était afro :
Miles, Monk, Aretha, Billie, Nina, the Temptations, Marvin Gaye, etc.
Je sais d’avance qu’il sera thrilled quand je lui dirai que les hippest artistes jazz
des
années 2020, ce sont des femmes, et preuves à l’appuie, je lui ferai entendre
Matana Roberts et Tomeka Reid et Mary Halvorson et Camae Ayewa. Je l’entends
déjà s’exclamer, à voix-haute :
– J’t’à terre!
Pour citer cet article:
Gérald Leblanc
Gérald Leblanc (1955-2005) est un poète acadien né à Bouctouche, au Nouveau-Brunswick. Figure marquante de la littérature acadienne contemporaine, il a été un auteur prolifique, publiant de nombreux recueils de poésie, romans et textes critiques. Ses écrits, souvent marqués par l’urbanité, la culture populaire et un fort désir d’émancipation identitaire, ont contribué à moderniser la voix poétique acadienne.
Installé longtemps à Moncton, il a participé activement à l’effervescence culturelle de la ville aux côtés d’autres artistes et écrivain·es, notamment autour de la maison d’édition Perce-Neige et du collectif Les Éditions d’Acadie.

Paul Bossé
Né en 1971 à Moncton, au Nouveau-Brunswick, Paul Bossé est un poète, cinéaste, dramaturge et artiste de la performance.
Très engagé dans le milieu culturel acadien, il a réalisé plusieurs films documentaires et expérimentaux, dont Kacho Komplo (ONF, 2002). On lui doit également de nombreuses installations vidéo et manifestations artistiques éclatées. En plus des pièces de théâtre créées avec le collectif Moncton-Sable, il est l’auteur de six recueils de poésie publiés aux Éditions Perce-Neige entre 2001 et 2020.
Récipiendaire d’un prix Éloize dans la catégorie « Artiste de l’année en cinéma/vidéo/télévision » (2003), il a aussi reçu le Prix La Vague-Léonard Forest de la « Meilleure œuvre acadienne », décerné par le Festival international de cinéma francophone en Acadie, pour Moncton Vinyle (2011) et Les sceaux d’Utrecht (2014).
En 2022, il est nommé Poète lauréat francophone de la Ville de Moncton et Poète flyé du Festival Frye.

Raph Dely
Raph Dely (iel) est artiste multidisciplinaire. Sa pratique va de la conception de jeux expérimentaux et de films immersif à l’art conceptuel, la performance et au théâtre. Son élan artistique naît de son obsession pour la mise en scène et l’interactivité, en orientant son travail vers l’expérience vécue par le public. Son travail artistique lui a valu une présélection pour le Lumen Art Prize au Royaume-Uni. Iel a, entre autres, a créé un jeu vidéo sur une fausse couche qui a été salué comme l’un des meilleurs jeux obscurs de 2020 par Kotaku. Dely a également cofondé le Collectif LABORARE avec Marine Theunissen et voyagé à travers l’Europe pendant six mois dans le cadre de résidences artistiques pour réaliser des sérigraphies et une recherche-création chorégraphique sur la montée du niveaux des océans. Iel s’implique dans les arts vivants depuis 2021, réalisant la conception vidéo, la scénographie, l’écriture ou même la conception interactive d’une douzaine de spectacles.








