{"id":1012,"date":"2024-03-19T11:59:00","date_gmt":"2024-03-19T14:59:00","guid":{"rendered":"https:\/\/discours-e.ca\/?p=1012"},"modified":"2026-07-14T08:56:16","modified_gmt":"2026-07-14T11:56:16","slug":"la-meduse-de-phoropteres-en-phylacteres-une-entrevue-avec-boum-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/discours-e.ca\/en\/2024\/03\/19\/la-meduse-de-phoropteres-en-phylacteres-une-entrevue-avec-boum-2\/","title":{"rendered":"La m\u00e9duse\u00a0: de phoropt\u00e8res en phylact\u00e8res, une entrevue avec Boum"},"content":{"rendered":"<p class=\"wp-block-paragraph\">Par <a href=\"https:\/\/discours-e.ca\/en\/category\/leonore-bailhache-fr\/\" data-type=\"category\" data-id=\"1654\">L\u00e9onore Bailhache<\/a>, correspondante Frye<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"777\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/discours-e.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/9782925114178_large.webp?resize=777%2C1024&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-2041\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/discours-e.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/9782925114178_large.webp?resize=777%2C1024&amp;ssl=1 777w, https:\/\/i0.wp.com\/discours-e.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/9782925114178_large.webp?resize=228%2C300&amp;ssl=1 228w, https:\/\/i0.wp.com\/discours-e.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/9782925114178_large.webp?resize=768%2C1013&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/discours-e.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/9782925114178_large.webp?w=920&amp;ssl=1 920w\" sizes=\"auto, (max-width: 777px) 100vw, 777px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Couverture de <em>La m\u00e9duse<\/em> de Boum (\u00c9ditions Pow Pow)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quiconque ayant d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 se baigner \u00e0 Bouctouche sera d\u2019accord pour dire que les m\u00e9duses sont une esp\u00e8ce envahissante. Je me souviendrai toujours avec perplexit\u00e9 de mon premier \u00e9t\u00e9 au Nouveau-Brunswick, \u00e0 voir les bambins jouer \u00e0 quelques pouces d\u2019une assembl\u00e9e de ces petits corps rouges g\u00e9latineux qui prolif\u00e8rent dans les eaux de la dune. Cependant, si elles sont assez inoffensives sur le sable, dans les yeux d\u2019Odette Biset-Yu, les m\u00e9duses deviennent vite pr\u00e9occupantes. Le personnage principal de la bande dessin\u00e9e <em>La m\u00e9duse<\/em>, de Boum (\u00c9ditions Pow Pow, 2022), en a d\u2019abord juste une, qui \ufb02otte dans son champ de vision. Le livre s\u2019ouvre sur le visage de la protagoniste, les <em>canoeils<\/em> \ufb01x\u00e9s dans un phoropt\u00e8re &#8211; cette machine en forme de papillon qui est utilis\u00e9e pour mesurer les erreurs de r\u00e9fraction. L\u2019optom\u00e9triste con\ufb01rme le diagnostic : Odette a une m\u00e9duse dans l&rsquo;\u0153il gauche. C\u2019est tout.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Odette travaille \u00e0 la librairie Point-Virgule \u00e0 Montr\u00e9al et vit avec son lapin, Napol\u00e9on. Autour d\u2019elle, il y a sa blonde, Na\u00efna, une lectrice de mangas qui a captur\u00e9 son attention \u00e0 la librairie, son ami L\u00e9on, toujours pr\u00eat \u00e0 l\u2019\u00e9couter <em>venter<\/em> apr\u00e8s une consultation m\u00e9dicale frustrante (l\u00e8ve ta main si tu <em>relates<\/em>). Il y a aussi sa m\u00e8re h\u00e9licopt\u00e8re, qu\u2019il faut souvent pousser un peu de c\u00f4t\u00e9 pour mieux respirer. Le livre, qui se d\u00e9roule sur une ann\u00e9e, explore la vie quotidienne d\u2019Odette, tandis qu\u2019il lui faut s\u2019habituer \u00e0 vivre, d\u2019abord avec une, puis deux, puis trois, puis d\u2019innombrables m\u00e9duses qui lui obstruent de plus en plus le champ de vision. \u00ab <em>Tu vas t\u2019habituer super vite, tu vas voir<\/em> \u00bb, lui dit L\u00e9on (page 14). Mais dans le cas d\u2019Odette, ce qu\u2019elle va voir\u2026 c\u2019est presque rien.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Boum, l\u2019autrice-illustratrice de <em>La m\u00e9duse<\/em>, conna\u00eet bien la probl\u00e9matique : elle a des maladies oculaires depuis plus de 15 ans, et en 2021, elle a d\u00e9\ufb01nitivement perdu la vue dans son \u0153il droit. Dimension int\u00e9ressante lorsqu\u2019on sait la place importante du visuel dans sa vie : artiste de cin\u00e9ma d\u2019animation et b\u00e9d\u00e9iste, Boum a r\u00e9alis\u00e9 plus de 70 diff\u00e9rents projets d\u2019illustration, qu\u2019il s\u2019agisse de webcomics, BD, litt\u00e9rature jeunesse, et contributions dans des anthologies. Elle est connue pour sa s\u00e9rie de bandes dessin\u00e9es humoristiques et autobiographiques, <em>Boumeries<\/em> (Gl\u00e9nat, 2020), qui s\u2019est m\u00e9rit\u00e9e de nombreux prix, dont le prix B\u00e9d\u00e9lys 2021 pour la meilleure BD ind\u00e9pendante. L\u2019autrice de <em>La petite r\u00e9volution<\/em> (Front Froid, r\u00e9\u00e9d, 2021) et <em>Naus\u00e9es matinales et autres petits bonheurs<\/em> (La Past\u00e8que, 2019) a choisi d\u2019explorer un aspect plus vuln\u00e9rable de sa vie avec <em>La m\u00e9duse<\/em>, et se trouve agr\u00e9ablement surprise du succ\u00e8s de cette nouvelle publication. Et pour cause, la BD multiplie les prix et les nominations : prix B\u00e9d\u00e9is Causa 2023, prix de la critique ACBD de la bande dessin\u00e9e qu\u00e9becoise, prix BD 2023 du Salon du livre de Trois-Rivi\u00e8res, \ufb01naliste au Prix des libraires du Qu\u00e9bec, aux prix B\u00e9d\u00e9lys, et d\u2019autres. Avec ce livre, Boum a voulu lever le voile sur ce que peut \u00eatre l\u2019exp\u00e9rience d\u2019une personne qui vit avec un handicap invisible, tellement invisible que m\u00eame ses proches, ses ami\u00b7es et sa famille peuvent l\u2019oublier. Boum raconte une anecdote qui a nourri beaucoup de sa r\u00e9\ufb02exion pour la cr\u00e9ation du livre : \u00ab Mon conjoint, \u00e7a fait 14 ans qu\u2019on est ensemble et une fois de temps en temps, \u00e7a lui arrivait de me regarder subitement et dire, \u201ceh, t\u2019as tu encore ta m\u00e9duse dans ton \u0153il ?\u201d\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Depuis que le livre est paru, Boum constate qu\u2019il y a une certaine prise de conscience, de compr\u00e9hension, m\u00eame d\u00e9cal\u00e9e, de ce qu\u2019elle vit. Les optom\u00e9tristes de l\u2019autrice se re\ufb01lent la BD entre eux, comme si voir le re\ufb02et des histoires de leurs patient\u00b7es leur ouvraient un nouveau champ d\u2019interpr\u00e9tation. Et d\u2019autres personnes peuvent aussi se reconna\u00eetre dans le personnage d\u2019Odette. Les gens qui vivent avec des maladies chroniques, des troubles de sant\u00e9 mentale, autant de fardeaux qu\u2019on peut avoir l\u2019impression d\u2019\u00eatre seul\u00b7e \u00e0 voir et \u00e0 porter, se voient maintenant repr\u00e9sent\u00e9\u00b7es. \u00ab C\u2019est un grand privil\u00e8ge d\u2019avoir eu un certain succ\u00e8s et d\u2019avoir pu partager \u00e7a avec un grand lectorat \u00bb, dit Boum.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En tant que personne atteinte d\u2019un \u00ab plateau de charcuteries \u00bb (expression de l\u2019autrice Aubrey Gordon) de maladies chroniques<sup id=\"mfn-content-0000000000004a950000000000000000_1012-1\" class=\"modern-footnotes-footnote modern-footnotes-footnote--hover-on-desktop\" data-mfn=\"1\" data-mfn-post-scope=\"0000000000004a950000000000000000_1012\"><a href=\"javascript:void(0)\"  role=\"button\" aria-pressed=\"false\" aria-describedby=\"mfn-content-0000000000004a950000000000000000_1012-1\">1<\/a><\/sup><span role=\"tooltip\" class=\"modern-footnotes-footnote__note\" tabindex=\"0\" data-mfn=\"1\">\u00ab <em>A little charcuterie platter of anxiety disorders<\/em> \u00bb, Aubrey Gordon dans <em>The Sleep Loss Epidemic<\/em>, balado <em>Maintenance Phase<\/em> du 14 d\u00e9cembre 2021.<\/span>, dont l\u2019endom\u00e9triose, je m\u2019y vois aussi. Il y a une solitude sp\u00e9ciale que l\u2019on ressent, une col\u00e8re particuli\u00e8re qui nous ronge, comme Odette. Aux pages 94-95, alors que ses ami\u00b7es s\u2019amusent dans les vaguelettes d\u2019un lac, Odette se laisse couler dans les profondeurs, trois m\u00e9duses <em>in tow<\/em>. Dans les cases pr\u00e9c\u00e9dentes, L\u00e9on a cri\u00e9, croyant voir une (vraie) m\u00e9duse dans l\u2019eau, puis sa blonde, lui et Na\u00efna r\u00e9alisent en riant que c\u2019\u00e9tait un sac de plastique. Odette sombre. \u00ab <em>C\u2019est correct. Il y pense pas, elles le savent pas. Moi aussi, je l\u2019oublie des fois, on s\u2019habitue \u00e0 tout. Mais les m\u00e9duses sont toujours l\u00e0, partout.<\/em> \u00bb (page 95) Dans le monde des maladies chroniques, je crois qu\u2019il n\u2019y pas une seule personne qui n\u2019ait pas eu l\u2019impression, des fois, d\u2019\u00eatre invisible dans ses sympt\u00f4mes, dans sa douleur. Quand mes ami\u00b7es sont malades et disent \u00ab je me sens pas 100 % \u00bb, je ne peux pas m\u2019emp\u00eacher de me dire que je ne me souviens pas de la derni\u00e8re fois o\u00f9 je me suis sentie 100%.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" height=\"1024\" width=\"769\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/discours-e.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/boum2023_photo-Photo-par-Prune-Paycha.jpg?resize=769%2C1024&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-1015\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Photo par Prune Paycha<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et puisqu\u2019on parle de se sentir repr\u00e9sent\u00e9\u00b7es, un aspect marquant du livre est que tous les personnages principaux sont racis\u00e9s et\/ou queer. Pour Boum, c\u2019est important de donner \u00e0 voir des histoires o\u00f9 la queerness, l\u2019identit\u00e9 de genre, l\u2019orientation sexuelle, la race des personnages ne sont pas les enjeux de la narration. En tant que femme blanche cisgenre dans une relation h\u00e9t\u00e9ronormative, il n\u2019\u00e9tait pas question pour Boum de parler de coming-out ou d\u2019enjeux sp\u00e9ci\ufb01quement li\u00e9s aux identit\u00e9s de ses personnages. Mais comme Boum le dit, \u00ab ces personnes ont aussi le droit d\u2019avoir des histoires \u201cnormales\u201d, m\u00eame si on parle de maladie. La maladie, \u00e7a touche tout le monde \u00bb. Na\u00efna, la blonde d\u2019Odette, est grosse, et c\u2019est elle qui incarne la \ufb01gure romantique, de d\u00e9sir, dans le livre. Sa taille n\u2019est pas un enjeu de l\u2019histoire, et c\u2019est rafra\u00eechissant de voir une repr\u00e9sentation positive d\u2019un corps gros, un corps qui ressemble le plus \u00e0 celui de l\u2019autrice, qui ressemble le plus au mien. \u00ab \u00c7a m\u2019a faite beaucoup de bien que soit celle qui me ressemble qui soit dans ce r\u00f4le-l\u00e0, contrairement \u00e0 d\u2019habitude o\u00f9 c\u2019est la \ufb01lle mince \u00bb raconte Boum, en parlant des d\u00e9cisions qu\u2019elle a prises en construisant ses personnages.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les d\u00e9cisions de construction de personnage sont parfois aussi des opportunit\u00e9s pour laisser au lectorat le champ plus libre pour l\u2019imagination. Odette est un personnage gender\ufb02uid, et comme c\u2019est \u00e0 travers elle\/iel que passe la majorit\u00e9 de la narration, le texte r\u00e9f\u00e8re tr\u00e8s peu \u00e0 \u00ab elle \u00bb, dans la BD en fran\u00e7ais. La version anglaise, qui sort au mois de mai 2024 chez Pow Pow sous le titre <em>The Jelly\ufb01sh<\/em>, a \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9e par des traductrices qui ont propos\u00e9 \u00e0 Boum de retirer enti\u00e8rement tout pronom. Dans la t\u00eate du lectorat anglophone, Odette a la libert\u00e9 d\u2019\u00eatre she\/they, ou they\/them, l\u00e0 o\u00f9 le fran\u00e7ais, plus lourdingue dans le genre, a incit\u00e9 l\u2019autrice \u00e0 utiliser le pronom f\u00e9minin. Avantage de pouvoir prendre part au processus de traduction en anglais, puisque Boum est bilingue et est habitu\u00e9e \u00e0 cr\u00e9er dans les deux langues. C\u2019est d\u2019ailleurs la premi\u00e8re fois qu\u2019elle ne r\u00e9alise pas elle-m\u00eame la traduction d\u2019un de ses livres, et qu\u2019elle peut observer le processus \u00e0 distance mais avec le <em>perk<\/em> de pouvoir donner son avis quand c\u2019est n\u00e9cessaire. Sur certains aspects, elle estime que la BD sera mieux dans la version traduite, notamment parce que \u00ab la sc\u00e8ne de chicane est vraiment plus <em>punchy<\/em> \u00bb (on me dit \u00e0 l\u2019oreille qu\u2019Odette sacre beaucoup plus qu\u2019en fran\u00e7ais). D\u2019autres \u00e9l\u00e9ments, comme l\u2019ambiance montr\u00e9alaise du roman graphique, est savamment pr\u00e9serv\u00e9e, avec une traduction <em>witty<\/em> du nom de la librairie Point-Virgule, qui devient \u00ab Apostrophe librairie bookstore \u00bb (on en aurait bien une dem\u00eame \u00e0 Moncton, right ?).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En\ufb01n, <em>La m\u00e9duse<\/em>, c\u2019est aussi une histoire qui fait regarder vers l\u2019avenir. De tous les livres que j\u2019ai lus ces derni\u00e8res ann\u00e9es sur le sujet des maladies chroniques (et j\u2019en ai lu beaucoup), c\u2019est celui qui met en valeur le mieux l&rsquo;apr\u00e8s. Une fois que tu as fait ton deuil d\u2019un corps en sant\u00e9. Une fois que tes ami\u00b7es et ta famille t\u2019aident \u00e0 porter ta maladie avec toi, sans que tu te sentes pour autant un fardeau. Boum le repr\u00e9sente avec une tendresse in\ufb01nie, apr\u00e8s des dizaines de pages o\u00f9 les m\u00e9duses noircissent de plus en plus les cases. Un renversement (je ne vous le dis pas lequel, il faut lire le livre), puis une sorte de silence visuel. Images \u00e9pur\u00e9es, plus aucun phylact\u00e8re. La sensation de toucher prend le dessus, et il n\u2019y a plus besoin de mots. Tout est dit, et en m\u00eame temps qu\u2019Odette, on reprend notre sou\ufb04e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette entrevue est parue pour la premi\u00e8re fois dans le num\u00e9ro 4 de la revue <em>Tourniquet<\/em> en mars 2024.<\/p>\n<h5 class=\"modern-footnotes-list-heading\">Notes<\/h5><ul class=\"modern-footnotes-list\"><li id=\"footnote-0000000000004a950000000000000000_1012-1\"><span>1<\/span><div>\u00ab <em>A little charcuterie platter of anxiety disorders<\/em> \u00bb, Aubrey Gordon dans <em>The Sleep Loss Epidemic<\/em>, balado <em>Maintenance Phase<\/em> du 14 d\u00e9cembre 2021. <a href=\"#mfn-content-0000000000004a950000000000000000_1012-1\" class=\"modern-footnotes-scroll-to-footnote\" aria-label=\"Back to reference 1 in text\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/div><\/li><\/ul>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\">Quiconque ayant d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 se baigner \u00e0 Bouctouche sera d\u2019accord pour dire que les m\u00e9duses sont une esp\u00e8ce envahissante.<\/div>\n<p> <a class=\"mh-excerpt-more\" href=\"https:\/\/discours-e.ca\/en\/2024\/03\/19\/la-meduse-de-phoropteres-en-phylacteres-une-entrevue-avec-boum-2\/\" title=\"La m\u00e9duse\u00a0: de phoropt\u00e8res en phylact\u00e8res, une entrevue avec Boum\">[&#8230;]<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":255556986,"featured_media":1015,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":[3072],"meta":{"_acf_changed":false,"_wpcom_ai_launchpad_first_post":false,"footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[1],"tags":[2057,2006,2076,1459,2298,1415],"correspondant":[1758],"org-partenaire":[2817],"projet":[2340,1828],"class_list":["post-1012","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-nouveaute","tag-bande-dessinee","tag-entretien","tag-maladies-chroniques","tag-mediatheque","tag-carrousel","tag-tourniquet","format-article-fr","correspondant-leonore-bailhache-fr-fr","org-partenaire-tourniquet","projet-campagne-2024-fr","projet-tourniquet-fr"],"acf":{"afficher_dans_flux_externe":false,"type_contenu":"","source_de_la_nouvelle":null,"autrice_de_larticle":[1758],"organisme_direction_du_dossier":[],"langue_de_la_video":["FR"],"articles_enfants":"","corresp_ordre":null,"sections_articles_enfants":null,"presence_au_festival":""},"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/pg22Gt-gk","jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/discours-e.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/boum2023_photo-Photo-par-Prune-Paycha-e1733851855739.jpg?fit=1788%2C2413&ssl=1","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/discours-e.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1012","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/discours-e.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/discours-e.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/discours-e.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/255556986"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/discours-e.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1012"}],"version-history":[{"count":11,"href":"https:\/\/discours-e.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1012\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2044,"href":"https:\/\/discours-e.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1012\/revisions\/2044"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"correspondant","href":"https:\/\/discours-e.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/correspondant\/1758"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/discours-e.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1015"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/discours-e.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1012"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/discours-e.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1012"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/discours-e.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1012"},{"taxonomy":"format","embeddable":true,"href":"https:\/\/discours-e.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/format?post=1012"},{"taxonomy":"correspondant","embeddable":true,"href":"https:\/\/discours-e.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/correspondant?post=1012"},{"taxonomy":"org-partenaire","embeddable":true,"href":"https:\/\/discours-e.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/org-partenaire?post=1012"},{"taxonomy":"projet","embeddable":true,"href":"https:\/\/discours-e.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/projet?post=1012"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}